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!!!!!! Des projets de développement pour 115 millions DHS ont été lancés à Sidi Ifni ??????

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Plusieurs projets de développement ont été lancés et des conventions relatives à la réhabilitation de la ville de Sidi Ifni signées pour une valeur globale de 115 millions dh, après la visite de SM le Roi Mohammed VI dans la ville en décembre 2007, a indiqué le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, appelant l'ensemble des acteurs à se mobiliser et à s'impliquer dans ce processus pour instaurer un climat de confiance et garantir à la ville les conditions de développement durable.

M. Benmoussa qui intervenait récemment lors d'une séance plénière à la chambre des représentants consacrée à l'examen du rapport de la commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni, a affirmé que conformément à l'approche de dialogue et de concertation adoptée pour résoudre les problèmes et relever les défis de développement, plusieurs réunions ont été tenues aux niveaux central et local, permettant de dégager des propositions pour l'élaboration d'une stratégie complémentaire favorisant la réhabilitation de Sidi Ifni aux plans économique et social.

Le rapport de la commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni a été élaboré à l'issue d'un travail de longue haleine et une enquête minutieuse sur tous les aspects en relation avec ces incidents regrettables, a-t-il souligné, précisant que l'approbation de ce rapport à l'unanimité des membres de la commission reflète clairement les conclusions auxquelles elle est parvenue en toute indépendance.

Et de rappeler que le rapport conclut à l'inexistence de cas de mort, de viol, de torture ou de blessures graves, contrairement aux allégations véhiculées par certaines parties qui n'ont pas hésité, au lendemain de ces incidents, à faire état de morts et de cas de viol, de torture, de violence et à qualifier l'intervention visant à lever le blocus du port et à rétablir l'ordre dans la ville de crime contre l'humanité, de punition collective et de campagne de vengeance contre les tribus Aït Baamrane.

L'intervention ferme des forces de l'ordre a fait quelques blessés légers des deux côtés (forces de l'ordre et manifestants), a indiqué le ministre, notant que des altercations verbales et quelques incursions dans des domiciles ont été enregistrées.

Par ailleurs, a-t-il poursuivi, le rapport indique que les forces de l'ordre ont manqué de fermeté requise pour imposer le respect de la loi et le cadre d'exercice des droits et des libertés, mettre un terme, à temps, aux dépassements.

Fidèles à la méthode adoptée pour le traitement des manifestations et des rassemblements sur la voie publique avec la souplesse requise et dans le but de ne pas entraver le bon déroulement des examens du baccalauréat, les pouvoirs publics ont différé leur intervention de plus d'une semaine en vue de donner l'occasion aux institutions, aux élus et à toutes les personnes animées de bonne foi, de persuader les manifestants de lever le blocus du port, au moment où des opérateurs économiques et des employés du port subissaient d'importantes pertes, a-t-il ajouté.

L'arrestation de certaines personnes qui n'ont pas participé au blocage du port a été dictée par les conditions ayant marqué l'intervention des forces de l'ordre, a assuré M. Benmoussa, relevant que ces personnes étaient soit parmi les instigateurs des manifestations, soit elles ont commis des actes de violence et ont été arrêtées en flagrant délit d'actions qui tombent sous le coup de la loi, telles que les jets de pierres contre les forces de l'ordre, l'occupation de la voie publique, la détérioration de biens d'autrui et l'occupation des sièges de la municipalité et du commissariat de police.

Le nombre réduit des personnes arrêtées lors de ces incidents regrettables prouve que l'intervention avait un objectif sécuritaire bien défini, a souligné le ministre, précisant que les interventions des forces de l'ordre sont opérées sous le contrôle des autorités judiciaires, en ce sens que le procureur du Roi donnait des instructions relatives à l'application du code des libertés publiques.

Selon M. Benmoussa, tous ces éléments montrent que l'instrumentalisation des incidents de Sidi Ifni avait d'autres objectifs et a été conduite par certaines parties qui avaient un agenda sans relation aucune avec les revendications soumises, et c'est ce qui a été démontré par la couverture médiatique assurée par des personnes originaires de la région ou d'ailleurs.

Les pouvoirs publics n'hésiteront pas à intervenir, avec la fermeté requise, pour rétablir l'ordre dans le cadre des lois régissant l'exercice des libertés de rassemblement et de manifestation sur la voie publique, chaque fois qu'il s'avère que la loi est violée et que la vie ou les biens des citoyens sont menacés, a-t-il affirmé.

Les groupes parlementaires avaient indiqué, lors de l'examen de ce rapport, que le déficit économique et social que connaît Sidi Ifni était à l'origine des incidents qu'a connus la ville le 7 juin dernier, soulignant la légitimité des revendications des citoyens en termes d'infrastructures, d'investissement, de création d'emploi et d'amélioration des services sociaux tels la santé, l'enseignement et l'habitat.

L'intervention des forces de l'ordre pour débloquer le port visait à "rétablir l'ordre et préserver la crédibilité des institutions", ont-ils estimé, relevant toutefois certains dépassements contenus dans le rapport, notamment les insultes, l'incursion dans les domiciles et la violence dans les commissariats.

Ils ont, en outre, déploré le traitement réservé par les médias nationaux à cette affaire, et qui a donné lieu à certaines interprétations tendancieuses de la part de certaines parties, et condamné les allégations véhiculées par la chaîne d'information "Al Jazeera", faisant état de cas de mort, en violation des principes de déontologie. ????

MAP

Cconclusions de l’enquête parlementaire sur les événements de Sidi Ifni : Pas de mort, mais violence policière

Attendu depuis plusieurs mois, le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les événements de Sidi Ifni vient finalement d’être présenté en séance plénière de la Chambre des représentants avant-hier mercredi, à l’issue de la séance des questions orales. Si la commission a conclu à l’inexistence de cas de mort ou de viol, contrairement à ce qui avait été diffusé par la chaîne de télévision Al Jazeera, elle a par contre confirmé l’existence de bavures de la part des forces de l’ordre.

Ainsi, selon le résumé présenté par la Map, les forces de l’ordre ont investi plusieurs maisons, défonçant dans certains cas les portes, et ont procédé à la dispersion du mobilier de certaines maisons, endommageant également des compteurs d’électricité. Elles ont fait montre de violence contre un certain nombre de personnes des deux sexes et de différents âges et procédé à des arrestations de plusieurs personnes qui ont été conduites à l’arrondissement de police de Sidi Ifni, en plus d’insultes et de propos humiliants proférés contre un grand nombre de citoyens. Comme il a été enregistré la perte de téléphones cellulaires, de sommes d’argent et de bijoux, lors de ces opérations.
La commission, dont les investigations ont été menées pendant six semaines, a indiqué que l’intervention de la police le 7 juin 2008 n’a constitué une option nécessaire qu’après épuisement de tous les bons offices et l’échec des médiations entreprises par les députés de la région, les élus locaux et les notables.
L’utilisation des revendications légitimes des populations de Sidi Ifni par «le secrétariat local» pour s’imposer en tant qu’interlocuteur, de se positionner au dessus des institutions et de créer une situation de crise dont la gestion se fait en dehors des lois et des règles en vigueur, a exposé les intérêts des citoyens à des préjudices et la ville à l’instabilité, indique le rapport.
La commission a également relevé que les autorités publiques ont manqué de fermeté nécessaire pour imposer le respect des lois et du cadre de l’exercice des droits et des libertés et mettre fin aux dépassements en temps opportun, une situation qui s’est accompagnée d’une succession de manifestations de protestation et de tensions qui ont provoqué des dépassements dont le paroxysme a été le blocus du port.
Elle a par ailleurs relevé l’entêtement des auteurs du blocus du port durant une semaine et leur refus de répondre positivement aux différents appels au dialogue lancés par les autorités publiques, les élus et les notables, optant pour l’escalade et allongeant la liste des doléances, ce qui a provoqué des pertes économiques en raison de la poursuite du blocus du port et du retard mis pour débloquer la situation.
Cette situation a entraîné la perte de 850 tonnes de poisson et un préjudice financier de l’ordre de 6,5 millions de dirhams, précise la commission.
Toutes ces considérations ont justifié l’intervention des forces de l’ordre le 7 juin 2008 à l’aube pour la levée du blocus et le rétablissement de l’ordre. Dans leur mouvement vers le port, indique le rapport, les forces de l’ordre, qui ont dû faire face à des barricades et des jets de pierres, ont élargi leur zone d’action en traquant et en procédant à l’arrestation de plusieurs personnes en fuite, de passants ainsi que d’individus à l’intérieur de certaines maisons.
Toutefois, la commission n’a relevé aucun cas de mort ou de viol, au regard du code pénal marocain ou des conventions internationales y afférentes en matière des droits de l’homme. Les témoignages de certaines prétendues victimes se sont révélés par ailleurs complètement faux, selon le rapport.
Lors de ses investigations, la commission avait auditionné 190 personnes, dont 4 responsables gouvernementaux, 12 responsables locaux et provinciaux, 5 représentants de la société civile, 5 représentants locaux de partis politiques, 8 agents des forces de l’ordre, un responsable du corps de la magistrature et 155 citoyens de la ville de Sidi Ifni.
La commission avait organisé 190 séances d’audition, rassemblé 75 enregistrements audio (112 heures), 28 CD audio, 163 DVD et a reçu 435 photos. Elle a également établi la liste de 14 véhicules des forces de l’ordre ayant subi des dégâts, la liste de 36 blessés parmi les forces de l’ordre, 34 blessés parmi les citoyens, 12 personnes déférées devant la justice, la liste des dégâts subis par 80 camions frigorifiques de transport de poissons, 17 procès verbaux de constat effectués par des auxiliaires judiciaires assermentés sur les dégâts subis par les camions et le pourrissement de leurs cargaisons.
La commission a recommandé l’intensification des efforts de développement de la ville de Sidi Ifni et sa région, l’encouragement des investissements, la mise à niveau du port, en considérant que les revendications doivent s’exprimer dans le cadre de la loi et le respect total des édifices publics et des biens publics et privés. Elle a recommandé également le traitement immédiat des manifestations de protestation et des sit-in contrevenant aux normes générales, dans le respect de la loi.
19/12/2008

http://www.albayane.ma

 

Sidi Ifni: Les associations contestent le rapport parlementaire

Plus de six mois après les événements de Sidi Ifni, la commission d'enquête parlementaire rend public son rapport. Il n'y a pas eu de mort ou de viol, mais le texte fait état d'interventions abusives des forces de l'ordre.
C'est finalement dans l'indifférence quasi-totale que la commission d'enquête parlementaire chargée de lever le voile sur les événements de Sidi Ifni a présenté son rapport, mercredi, devant le Parlement. «La montagne a accouché d'une souris», commente-t-on déjà.

Noureddine Moudiane, député PI et président de la commission, a présenté devant les parlementaires, après la rituelle séance des questions orales du mercredi, la synthèse du rapport. L'examen et le débat du contenu du document seront entamés dès mercredi 24 décembre, précise Mustapha Ramid, député PJD et vice-président de la commission.

En attendant, les réactions de la société civile se font déjà très critiques. «Le timing choisi pour présenter le rapport est, à lui seul, révélateur de l'intension des pouvoirs publics de minimiser la portée des événements du 7 juin», fait noter Abdellah Birdaha, président de la section locale de l'AMDH à Tiznit. «Rendre public le document au moment où le pays commémore le 60e anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme et quelques jours après la décision du Maroc de lever ses réserves sur les conventions et traités relatifs aux droits de la femme, le vide de son contenu. C'est une manière de noyer le poisson», précise-il. «Le rapport devait être présenté en septembre, en session extraordinaire s'il le fallait, alors que le dossier était encore chaud. Aujourd'hui, il n'a plus la même valeur», soutient Khalid Cherkaoui Smouni, président du Centre marocain des droits de l'homme (CMDH). «La présentation du rapport a pris du retard», reconnaît M. Ramid avant de poursuivre : «Nous aurions voulu qu'il soit présenté un peu plus tôt, mais l'examen et le vote de la loi de Finances a eu la primauté», ajoute-t-il.

Outre cette question d'agenda, ce sont les accusations de viol et d'atteintes graves aux droits de l'Homme, que nie le rapport, qui suscite l'ire du milieu associatif. «Il y a eu viol de femmes», tranche K. Semouni. Car, explique-il, «dénuder une femme dans un commissariat, par des agents de police, et déchirer ses habits est une forme de viol selon les normes internationalement reconnues». Ce qui n'est pas de l'avis des membres de la commission. Le rapport nie, en effet, la présence de cas de mort ou de viol. «Il n'y a pas eu d'acte de viol, tel que décrit par le code pénal marocain ou spécifié dans le traité de Rome», soutient M. Ramid. Le rapport reconnaît, néanmoins, qu'il y a eu viol de domicile. Les forces de l'ordre ont investi plusieurs maisons et défoncé des portes. Elles ont dispersé et endommagé le mobilier et détérioré des compteurs électriques. Elles ont également fait montre de violence contre des personnes des deux sexes et de différents âges et procédé à des arrestations de plusieurs personnes qui ont été conduites à l'arrondissement de police de Sidi Ifni. Cela, en plus d'insultes et de propos humiliants proférés contre un grand nombre de citoyens. Il a été, de même, enregistré la perte de téléphones cellulaires, de sommes d'argent et de bijoux, lors de ces opérations. Tout cela est annoté, noir sur blanc, sur le document. Mais, point d'allusion aux violations graves des droits de l'homme.

Les événements tels qu'ils se sont déroulés ont justifié l'intervention des forces de l'ordre le 7 juin 2008 à l'aube pour la levée du blocus et le rétablissement de l'ordre, est-il précisé dans le document. Cela constitue un autre point contesté par les ONG. C'est également l'un des points de discorde au sein même de la commission. «La première mouture du rapport, que nous avons contestée, avait justifié cet usage abusif de la force», confie M. Ramid. Le rapport final a voulu faire la part des choses. «Le rapport a justifié l'intervention des forces de l'ordre. Et cela risque de banaliser un tel abus dans le futur», prévient ce militant des droits de l'homme.

Cela étant, à Sidi Ifni, «la situation reste toujours explosive. Les conditions qui ont déclenché les événements du 7 juin sont toujours présentes», prévient A. Birdaha. De même, ajoute-t-il, le sort des 22 manifestants arrêtés n'est pas encore fixé. «Ils croupissent toujours dans la prison d'Inezgane. Ils attendent, depuis 5 mois, un jugement qui tarde à venir bien que l'enquête policière soit close depuis longtemps. Le sort réservé aux 18 plaintes déposées par la population contre les forces de l'ordre reste également inconnu», conclut-il.
Les chiffres du rapport

La commission d'enquête a été instituée à la demande de 274 députés, soit 84,30% des parlementaires. La commission avait envoyé 54 convocations et demandes d'audition. Elle a enregistré 155 dépositions des citoyens qui l'ont contactée à leur propre initiative. La commission a organisé 190 séances d'audition, rassemblé 75 enregistrements audio (112 heures), 28 CD audio, 163 DVD et a reçu 435 photos. .Elle- a reçu 115 certificats médicaux dont 58 émanant des forces de l'ordre.

La commission a également comptabilisé 14 véhicules des forces de l'ordre ayant subi des dégâts, 36 blessés parmi les forces de l'ordre, 34 blessés parmi les citoyens, 12 personnes déférées devant la justice. Elle a également établi la liste des dégâts subis par 80 camions frigorifiques de transport de poissons. 17 procès verbaux de constats ont effectués par des auxiliaires judiciaires assermentés sur les dégâts subis par les camions et le pourrissement de leurs cargaisons.

Tahar Abou El Farah
Source: Le Soir Echos
 
 
 


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