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mairie de sidi ifni

Le jugement des détenus de sidi Ifni le 09/04/09

 


le procès des militants de Sidi Ifni

 

 

boufim

 

Ifni, le charme abandonné


Rien n’est comparable à cette ville !


  L’ancien enclave espagnole dissimule derrière un calme rare et imposant le mystère d’un passé triste, encore présent dans une mémoire accablée d’autant de douleur et de marginalisation. Son charme inébranlable, sa population paisible et particulière rendent l’accueil plus que chaleureux !

Bienvenue à la ville des rêves !

  Sous un ciel brumeux et flattant, entouré d’une multiplicité d’interrogations. Mes pensées s’égayent derrière un regard submergé dans les profondeurs de l’horizon.
 Le souffle de la brise rafraîchissante réconforte les sens. La bonne senteur, qui émane des arbres voisins, provoque en moi un état que seul un mot est capable de décrire : la paix. Entre un charme subtilisant et une sérénité persistante, sidi Ifni, le portail du désert, se définit à travers une beauté captivante et sa population accueillante.

Ô Dieu ! Seul toi capable de pénétrer les profondeurs des cœurs et des pensées, laisse moi jouir de cet univers aux délices inépuisables !Le soir, ils sont tous là, envoûtés par le coucher de soleil qui les couvre d’une joie remarquable et les attache de plus en plus fort à cet endroit magique.

Rien ne trouble le silence, la mer est là, juste en face de tout le monde, fidèle à ses horaires et ses rites, prête à réconcilier les différences des uns, apaiser les âmes et atténuer les douleurs des autres. C’est la mer qu’on écoute ici et à laquelle on dévoile les secrets quotidiens de toute une journée, qui semble pareille à la précédente !

C’est à la mer qu’on doit ici la ville et la vie, et souvent on entend dire : « s’il n’y avait pas eu la mer, Ifni n’aurait pas existé »

La ̒̒̒ Tierra Prometida ̓̓ !
Les tribus indigènes ne savaient peut être pas qu’une ville épatante pourrait voir le jour sur des montagnes rudes et une région aride, pourtant ils savaient que l’arrivée d’un envahisseur était souvent fréquente.

Et certes, juste après leur arrivée dans les îles canaries, les Espagnols tentèrent de débarquer au début du 15éme siècle sur les côtes sahariennes. La première Conquista devait alors faire face à une résistance acharnée. La puissance coloniale fut obligée de fléchir.

Cependant, La ¨santa Cruz de la Mar Pequeña¨, tellement désirée et convoitée depuis des siècles passés, tombe sous le contrôle des Espagnols le 6 avril 1934, sous le prétexte du « droit historique ».

A la tête d’une mission, Capaz Fernando Blanco fut alors le premier représentant de l’empire espagnol à mettre le pied sur le territoire. L’envoyé spécial de la Conquista s’est félicité du privilège, et sans doute pensait-il que l’emplacement stratégique et le climat agréable de la contrée constitueraient des facteurs encourageants et pourraient garantir toutes les chances pour un futur prometteur.

 

Les nouveaux colons se mirent à travailler hardiment sur une géographie/ superficie limitée, la transformant, au bout de quelques années, en une petite ville ayant le pouvoir à la fois administratif et militaire garantissant le contrôle des autres régions lointaines.

Bienvenue à la ville des rêves !

 Inspirés par les différentes écoles architecturales du début de 20 ème siècle, constructivisme, Art déco..., les architectes passent à l’application, faisant d’un terrain désertique une œuvre grandiose : La Plaza España, jardin ayant une forme ovale, entouré par les édifices principaux : municipalité, casino, église, palais de gouverneur, hôtel... une diversité de formes et fusion de styles laisse apparaître une création unique et égayante qui exalte l’imagination !
Disposées en rayons, les rues partent de ‘’la Plaza España’’, s’insinuant magiquement entre les édifices, conduisent par la suite, vers les différents quartiers de la ville. Labarandilla, la balustrade dotée d’une vue fascinante, donne sur la mer, et, étonnement, par des escaliers, conduit jusqu’à la plage. Sur le chemin on se laisse séduire par Cecion del mar, un autre édifice majestueux incarnant la forme d’un bateau.
  Quelques mètres au dessous, au bord de la mer, on découvre la ‘’Piscina’’, un hôtel, et un stade de tennis...

Pas question alors de s’ennuyer, la distraction est à l’ordre du jour : cinémas, twist-club, casino, la radio d’Ifni….

  Les palmiers bordant les petites villas du quartier espagnol, les jardins bien aménagés offrent le sens du bien-être, sérénité extrême et une harmonie sans pareil. Les anciens colons voulaient vivre dans une petite ville où rien ne manque.

 Des ingénieurs espagnols et français installèrent El Embarcadero : le somptueux téléphérique, qui débarquait les marchandises depuis les bateaux venant des îles Canaries. L’aéroport organisait des vols réguliers et assurait la liaison de la ville avec le monde extérieur et encore plus, un hôpital sophistiqué.

A l’époque où la vie était encore dure dans la péninsule et extrêmement insupportable dans d ìautres régions du monde, Ifni, bien marqué sur la carte internationale, florissait plus que jamais et devint en peu de temps un véritable eldorado où vivait une population d’environ 20 000 personnes dont 60 pour cent était d’origine espagnole.

 Les attaques d’une résistance peu entraînée mais armée d ìun courage héroïque, se multiplient et finissent finalement par être couronnées d ìune grande victoire en 1957. La pression internationale s’accentue, l’Espagne n ̍eut alors plus le choix que de se retirer mettant fin à une occupation, peu sûre, de 35 ans.
 Le généralJosé Vega Rodriguez, baissant le drapeau espagnol, prononce ses mots historiques : ‘’Hemos dejado lo mejor de toda España’’. Le rêve impérial s’est évaporé.

Les habitants de la petite ville jubilent. Le 30 juin 1969, Sidi Ifni est de retour à la mère patrie.

 

Début de décadence

D’un jugement injuste s’ensuivît un processus de décadence fatal. La charmante ville côtière plongea dans l’oubli et l’abandon et se laissait de ce fait jour après jour déprécier et en quelques années plus tard, métamorphoser.
Lamain irresponsable du corps supposé de veiller l intérêt général et gérer la chose locale horriblement prédominait horriblement et s’efforçait sans scrupules d’assouvir le désir sadique d’une poignée d’extravagants.

 La ville récemment indépendante devint, à la surprise de tout le monde, enclavée par une mentalité de responsables dotés de soif pour le pillage et d´une phobie aveugle envers tout ce qui est beau et différent.

La belle image de la ¨Provincia Chiquita¨ s’effritait considérablement…
38 ans après l’indépendance, la marginalisation systématique et injustifiée s´opérait pour toute une ville. Les habitants, profondément déçus, n’avaient pas d’autre recours que de se réfugier dans un silence pénible et coûteux !

 

Patrimoine en danger !

 Le charme majestueux et défiant risque de disparaître à jamais.
  Ifni, alors la perle de sud, la ville des fleurs, est en ce moment à l’agonie !
L’aéroport ne garde plus que le nom, les amas de poubelles y sont dispersés, les troupes de chèvres y trouvent suffisamment d’herbe, sacs de plastiques et de liberté. Il ne représente de nos jours qu’un lieu de souvenirs et témoin d’un passé.
 En 1989 un avion américain a effectué un atterrissage forcé. Son équipage s’en sortit heureusement sains et saufs.
Tout ce qui beau devient bizarre : le parc qui abritait une faune et une flore diversifiée et servait pour un endroit de repos et de distraction, est aujourd’hui difficilement reconnaissable, négligé, sa jolie muraille est abattue à dessein, Les cages sont gravement endommagées. Pourtant, les Ifnaouis le fréquentent de temps en temps pour ressusciter des moments nostalgiques, d’autres s’y rendent le soir pour partager une bouteille d’alcool ou des bouffées de bonheur !
Même l’église n’a pas échappé au châtiment et s’en ressent à son tour. Sur une terre d’Allah, où la tolérance est une obligation divine, le lieu saint se sent étouffé et détérioré, les cloches jetées par terre, pire encore, l ìéglise s’est convertie sans motif ni raison en un palais de justice !

Les deux cinémas sont fermés, Le téléphérique cessa de fonctionner depuis 1971, aujourd’hui, rouillé et en décombres, gémit sous la merci de la nonchalance. Parfois, à l’improviste, il reçoit des visites consolantes des locaux ou des quelques touristes qui lamentent son état, mais aussi des pilleurs qui, au vu et au su de tout le monde, s’approprient de ses pièces et les vendent en marché noir. Les autorités, bien entendu, sont les derniers à savoir !
 Les murs, horriblement montés, cachent les jolies façades et défigurent la beauté de la ville.
Un patrimoine architectural représentant les grandes écoles de l’art du début du 20ème siècle est en voie de disparition, pourtant, ni l’assemblée élective ni les autorités locales ne prennent conscience de la valeur universelle de l’Art déco.
Le patrimoine colonial d’Ifni, victime de la mauvaise gestion et de
 l’anarchie administrative, pousse son dernier soupir d ìurgence !

La ville, le mystère et l’espoir

 

Cependant, et malgré le carnage commis, plusieurs édifices, qui demeurent une propriété espagnole, échappent à la métamorphose, mais souffrent de leur état déplorable à cause de manque d’entretien. L’Espagne, en tant que propriétaire conformément au traité de Fez, montre apparemment peu de préoccupation envers ce patrimoine se trouvant sur un autre sol qui n’est pas le sien.

 Les vestiges de l’époque coloniale, encore visibles, témoignent de la grandeur d’une architecture impressionnante.

Des routards, de passage, viennent pour découvrir Sidi Ifni, s ìarrêtent imprévisiblement, restent plus longtemps s’ils ne s y installent pour toujours.

Les Ifnaouis se baladent le soir, s’orientent vers leur endroit mythique : labarandilla. le coucher de soleil émeut tout le monde et les rend sans mot à dire, on dirait qu’un autre langue y prend place.

 

Sur les terrasses des cafés s’installent les clients de toujours autour d’une théière sahraouie, ils parlent de tout et de rien. La musique rappelle l’époque hippie et invite souvent à partager le verre.
Le chômage est indiscutablement le phénomène le plus agaçant, les jeunes en souffrent beaucoup car la ville ne dispose point d’opportunités de travail, et par conséquent la majorité voit son futur ailleurs.
L’après-midi, les marins sont de retour, épuisés mais contents, après une dure journée de travail, déchargent leur poisson et se préparent à la ¨torture ¨ de l’enchère.
La mer prodigue ses richesses, pourtant les pêcheurs sont de plus en plus concernés par le sort de leur port : l’ensablement risque d’en avaler toute l’entrée alors que le dragage ne se fait pas d ìune manière régulière.
5 ans déjà révolus après l’inauguration du port de plaisance par le roi, les travaux sont invisibles, et certainement demeureront longtemps à s’achever s’ils voient un jour le jour.
Mohamed, un Ifniño typique. Avec ses 50 ans ne cache pas son espoir, dit d’un ton sûr et optimiste : ‘’ il suffit d’ouvrir les yeux pour mettre terme au cauchemar ! ‘’
 En revanche, beaucoup ne partagent plus son avis. La mer, selon eux, source de vie, révèle l’un de ses miracles : un autre chemin mènerait probablement vers une vie meilleure. Les jeunes y comptent beaucoup. ¨ Godo n’arrive toujours pas… et Pour changer il faudra trop de temps. Personnellement je ne suis pas prêt à perdre plus de temps au détriment de mon futur ¨ dit Hassan. Il ajoute : ¨ La Patera fait moins de 3 jours pour arriver à Lanzarote et…c’est là où je vois le salut¨.

 

Après la ballade de chaque jour, qui me semblait un défilé cérémonial, les rues se montrent désertiques, tout le monde regagne son foyer, la petite ville retrouve une sérénité extrême.

Pourtant et au moment où l ìon pense que plus personne n’oserait sortir à cette heure tardive, voilà que le mystère se révèle une nouvelle fois : une foule de noctambules, femmes, hommes et même des garçons émergent, dissipant mes craintes pour être le seul dans un vide inquiétant, ressuscitant une ville dont l’âme est immortelle.

 Mohamed est parmi ceux qui préfèrent flâner la nuit. Son attachement à sa petite ville déborde durant ses promenades nocturnes surtout lorsqu’ il marche à pas lents et se délecte des caresses douces que lui procure la brume sur son visage ridé.

De ses yeux profonds se diffuse une vue perçante. Sa voix aigue, qui enjolive ses mots qui sillonnent d’un ton soutenu, finit par m’ensorceler et puis m’impliquer dans une discussion à la fois riche et amusante.

 Je l´ai trouvé prêt à partager une certitude agaçante : le blocage de Sidi Ifni et la région d Ait Baamrane n’aurait pas réussi si une bonne partie du Moi n’avait pas demeuré coi !

  Avant de le confier à sa solitude, et dans une tentative de chasser un sommeil intrus, je lui ai demandé si La ville des fleurs aurait les chances de prospérer et retrouver son printemps ? ¨
Il dévoila un grand sourire en passant sa main droite sur ses cheveux gris et brillants et, sans hésiter, réplique : ¨Ifni c’est jamais fini !¨

 

Mohamed Salem Ettalibi
Ifni_2006@hotmail.fr

 

 

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!!!!!! Des projets de développement pour 115 millions DHS ont été lancés à Sidi Ifni ??????

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Plusieurs projets de développement ont été lancés et des conventions relatives à la réhabilitation de la ville de Sidi Ifni signées pour une valeur globale de 115 millions dh, après la visite de SM le Roi Mohammed VI dans la ville en décembre 2007, a indiqué le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, appelant l'ensemble des acteurs à se mobiliser et à s'impliquer dans ce processus pour instaurer un climat de confiance et garantir à la ville les conditions de développement durable.


M. Benmoussa qui intervenait récemment lors d'une séance plénière à la chambre des représentants consacrée à l'examen du rapport de la commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni, a affirmé que conformément à l'approche de dialogue et de concertation adoptée pour résoudre les problèmes et relever les défis de développement, plusieurs réunions ont été tenues aux niveaux central et local, permettant de dégager des propositions pour l'élaboration d'une stratégie complémentaire favorisant la réhabilitation de Sidi Ifni aux plans économique et social.

Le rapport de la commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni a été élaboré à l'issue d'un travail de longue haleine et une enquête minutieuse sur tous les aspects en relation avec ces incidents regrettables, a-t-il souligné, précisant que l'approbation de ce rapport à l'unanimité des membres de la commission reflète clairement les conclusions auxquelles elle est parvenue en toute indépendance.

Et de rappeler que le rapport conclut à l'inexistence de cas de mort, de viol, de torture ou de blessures graves, contrairement aux allégations véhiculées par certaines parties qui n'ont pas hésité, au lendemain de ces incidents, à faire état de morts et de cas de viol, de torture, de violence et à qualifier l'intervention visant à lever le blocus du port et à rétablir l'ordre dans la ville de crime contre l'humanité, de punition collective et de campagne de vengeance contre les tribus Aït Baamrane.

L'intervention ferme des forces de l'ordre a fait quelques blessés légers des deux côtés (forces de l'ordre et manifestants), a indiqué le ministre, notant que des altercations verbales et quelques incursions dans des domiciles ont été enregistrées.

Par ailleurs, a-t-il poursuivi, le rapport indique que les forces de l'ordre ont manqué de fermeté requise pour imposer le respect de la loi et le cadre d'exercice des droits et des libertés, mettre un terme, à temps, aux dépassements.

Fidèles à la méthode adoptée pour le traitement des manifestations et des rassemblements sur la voie publique avec la souplesse requise et dans le but de ne pas entraver le bon déroulement des examens du baccalauréat, les pouvoirs publics ont différé leur intervention de plus d'une semaine en vue de donner l'occasion aux institutions, aux élus et à toutes les personnes animées de bonne foi, de persuader les manifestants de lever le blocus du port, au moment où des opérateurs économiques et des employés du port subissaient d'importantes pertes, a-t-il ajouté.

L'arrestation de certaines personnes qui n'ont pas participé au blocage du port a été dictée par les conditions ayant marqué l'intervention des forces de l'ordre, a assuré M. Benmoussa, relevant que ces personnes étaient soit parmi les instigateurs des manifestations, soit elles ont commis des actes de violence et ont été arrêtées en flagrant délit d'actions qui tombent sous le coup de la loi, telles que les jets de pierres contre les forces de l'ordre, l'occupation de la voie publique, la détérioration de biens d'autrui et l'occupation des sièges de la municipalité et du commissariat de police.

Le nombre réduit des personnes arrêtées lors de ces incidents regrettables prouve que l'intervention avait un objectif sécuritaire bien défini, a souligné le ministre, précisant que les interventions des forces de l'ordre sont opérées sous le contrôle des autorités judiciaires, en ce sens que le procureur du Roi donnait des instructions relatives à l'application du code des libertés publiques.

Selon M. Benmoussa, tous ces éléments montrent que l'instrumentalisation des incidents de Sidi Ifni avait d'autres objectifs et a été conduite par certaines parties qui avaient un agenda sans relation aucune avec les revendications soumises, et c'est ce qui a été démontré par la couverture médiatique assurée par des personnes originaires de la région ou d'ailleurs.

Les pouvoirs publics n'hésiteront pas à intervenir, avec la fermeté requise, pour rétablir l'ordre dans le cadre des lois régissant l'exercice des libertés de rassemblement et de manifestation sur la voie publique, chaque fois qu'il s'avère que la loi est violée et que la vie ou les biens des citoyens sont menacés, a-t-il affirmé.

Les groupes parlementaires avaient indiqué, lors de l'examen de ce rapport, que le déficit économique et social que connaît Sidi Ifni était à l'origine des incidents qu'a connus la ville le 7 juin dernier, soulignant la légitimité des revendications des citoyens en termes d'infrastructures, d'investissement, de création d'emploi et d'amélioration des services sociaux tels la santé, l'enseignement et l'habitat.

L'intervention des forces de l'ordre pour débloquer le port visait à "rétablir l'ordre et préserver la crédibilité des institutions", ont-ils estimé, relevant toutefois certains dépassements contenus dans le rapport, notamment les insultes, l'incursion dans les domiciles et la violence dans les commissariats.

Ils ont, en outre, déploré le traitement réservé par les médias nationaux à cette affaire, et qui a donné lieu à certaines interprétations tendancieuses de la part de certaines parties, et condamné les allégations véhiculées par la chaîne d'information "Al Jazeera", faisant état de cas de mort, en violation des principes de déontologie. ????

MAP

Sidi Ifni: Les associations contestent le rapport parlementaire

Plus de six mois après les événements de Sidi Ifni, la commission d'enquête parlementaire rend public son rapport. Il n'y a pas eu de mort ou de viol, mais le texte fait état d'interventions abusives des forces de l'ordre.
C'est finalement dans l'indifférence quasi-totale que la commission d'enquête parlementaire chargée de lever le voile sur les événements de Sidi Ifni a présenté son rapport, mercredi, devant le Parlement. «La montagne a accouché d'une souris», commente-t-on déjà.

Noureddine Moudiane, député PI et président de la commission, a présenté devant les parlementaires, après la rituelle séance des questions orales du mercredi, la synthèse du rapport. L'examen et le débat du contenu du document seront entamés dès mercredi 24 décembre, précise Mustapha Ramid, député PJD et vice-président de la commission.

En attendant, les réactions de la société civile se font déjà très critiques. «Le timing choisi pour présenter le rapport est, à lui seul, révélateur de l'intension des pouvoirs publics de minimiser la portée des événements du 7 juin», fait noter Abdellah Birdaha, président de la section locale de l'AMDH à Tiznit. «Rendre public le document au moment où le pays commémore le 60e anniversaire de la déclaration des droits de l'Homme et quelques jours après la décision du Maroc de lever ses réserves sur les conventions et traités relatifs aux droits de la femme, le vide de son contenu. C'est une manière de noyer le poisson», précise-il. «Le rapport devait être présenté en septembre, en session extraordinaire s'il le fallait, alors que le dossier était encore chaud. Aujourd'hui, il n'a plus la même valeur», soutient Khalid Cherkaoui Smouni, président du Centre marocain des droits de l'homme (CMDH). «La présentation du rapport a pris du retard», reconnaît M. Ramid avant de poursuivre : «Nous aurions voulu qu'il soit présenté un peu plus tôt, mais l'examen et le vote de la loi de Finances a eu la primauté», ajoute-t-il.

Outre cette question d'agenda, ce sont les accusations de viol et d'atteintes graves aux droits de l'Homme, que nie le rapport, qui suscite l'ire du milieu associatif. «Il y a eu viol de femmes», tranche K. Semouni. Car, explique-il, «dénuder une femme dans un commissariat, par des agents de police, et déchirer ses habits est une forme de viol selon les normes internationalement reconnues». Ce qui n'est pas de l'avis des membres de la commission. Le rapport nie, en effet, la présence de cas de mort ou de viol. «Il n'y a pas eu d'acte de viol, tel que décrit par le code pénal marocain ou spécifié dans le traité de Rome», soutient M. Ramid. Le rapport reconnaît, néanmoins, qu'il y a eu viol de domicile. Les forces de l'ordre ont investi plusieurs maisons et défoncé des portes. Elles ont dispersé et endommagé le mobilier et détérioré des compteurs électriques. Elles ont également fait montre de violence contre des personnes des deux sexes et de différents âges et procédé à des arrestations de plusieurs personnes qui ont été conduites à l'arrondissement de police de Sidi Ifni. Cela, en plus d'insultes et de propos humiliants proférés contre un grand nombre de citoyens. Il a été, de même, enregistré la perte de téléphones cellulaires, de sommes d'argent et de bijoux, lors de ces opérations. Tout cela est annoté, noir sur blanc, sur le document. Mais, point d'allusion aux violations graves des droits de l'homme.

Les événements tels qu'ils se sont déroulés ont justifié l'intervention des forces de l'ordre le 7 juin 2008 à l'aube pour la levée du blocus et le rétablissement de l'ordre, est-il précisé dans le document. Cela constitue un autre point contesté par les ONG. C'est également l'un des points de discorde au sein même de la commission. «La première mouture du rapport, que nous avons contestée, avait justifié cet usage abusif de la force», confie M. Ramid. Le rapport final a voulu faire la part des choses. «Le rapport a justifié l'intervention des forces de l'ordre. Et cela risque de banaliser un tel abus dans le futur», prévient ce militant des droits de l'homme.

Cela étant, à Sidi Ifni, «la situation reste toujours explosive. Les conditions qui ont déclenché les événements du 7 juin sont toujours présentes», prévient A. Birdaha. De même, ajoute-t-il, le sort des 22 manifestants arrêtés n'est pas encore fixé. «Ils croupissent toujours dans la prison d'Inezgane. Ils attendent, depuis 5 mois, un jugement qui tarde à venir bien que l'enquête policière soit close depuis longtemps. Le sort réservé aux 18 plaintes déposées par la population contre les forces de l'ordre reste également inconnu», conclut-il.
Les chiffres du rapport

La commission d'enquête a été instituée à la demande de 274 députés, soit 84,30% des parlementaires. La commission avait envoyé 54 convocations et demandes d'audition. Elle a enregistré 155 dépositions des citoyens qui l'ont contactée à leur propre initiative. La commission a organisé 190 séances d'audition, rassemblé 75 enregistrements audio (112 heures), 28 CD audio, 163 DVD et a reçu 435 photos. .Elle- a reçu 115 certificats médicaux dont 58 émanant des forces de l'ordre.

La commission a également comptabilisé 14 véhicules des forces de l'ordre ayant subi des dégâts, 36 blessés parmi les forces de l'ordre, 34 blessés parmi les citoyens, 12 personnes déférées devant la justice. Elle a également établi la liste des dégâts subis par 80 camions frigorifiques de transport de poissons. 17 procès verbaux de constats ont effectués par des auxiliaires judiciaires assermentés sur les dégâts subis par les camions et le pourrissement de leurs cargaisons.

Tahar Abou El Farah
Source: Le Soir Echos

S.M. le Roi nomme plusieurs walis et gouverneurs

Le Souverain donne sa haute approbation pour la création de nouvelles préfectures et provinces à Ouezzane, Sidi Slimane, Guercif, Driouch, Berrechid, Sidi Bennour, Youssoufia, Rhamna, Fkih Ben Salah, Midelt, Tinghir, Sidi Ifni et Tarfaya

Les nominations de walis et de gouverneurs à l'Administration centrale et territoriale du ministère de l'Intérieur s'inscrivent dans le souci de S.M. le Roi de consacrer la bonne gouvernance locale, d'assurer la mise en œuvre effective de la politique de proximité et de réaliser le développement régional

• La création des nouvelles préfectures et provinces intervient en application des Hautes orientations contenues dans le discours royal à l'occasion du 33e anniversaire de la Marche Verte visant la mise en place d'un cadre juridique et institutionnel pour une réforme globale de l'administration territoriale.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu, jeudi au Palais Royal à Fès, 37 walis et gouverneurs que le Souverain a nommés à l'Administration centrale et territoriale du ministère de l'Intérieur. Ces nominations s'inscrivent dans le cadre du souci de S.M. le Roi, que Dieu l'assiste, de consacrer la bonne gouvernance locale, d'assurer la mise en œuvre effective de la politique de proximité et de réaliser le développement régional intégré. Elles s'inscrivent également dans le cadre des orientations éclairées de S.M. le Roi visant à renforcer le processus de décentralisation en imprimant une forte impulsion à l'action de l'Etat et en réorganisant l'administration territoriale pour en optimiser l'efficacité et renforcer l'encadrement de proximité.

Ces nominations qui interviennent dans la perspective des échéances que le Maroc connaîtra durant cette année, visent à encourager les compétences qui exercent dans l'administration territoriale par le biais de la promotion interne périodique et à renforcer les services centraux du ministère de l'Intérieur en les dotant de cadres et compétences en mesure de contribuer au processus d'édification démocratique et au développement économique et social. n
Il s'agit de :
Abdechakour Raïs, wali, secrétaire général du ministère de l'Intérieur.
Mohamed Tricha, wali, directeur général des affaires intérieures au ministère de l'Intérieur.
M'hamed Dryef : wali attaché à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Mohieddine Amzazi : wali attaché à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Mohamed Salah Tamek : wali attaché à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Ghilani Dlimi : wali attaché à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Mohamed Halab : wali de la région du Grand Casablanca, gouverneur de la préfecture de Casablanca.
Mohamed Jalmous : wali de la région Laâyoune-Boujdour-Sakia-El-Hamra, gouverneur de la préfecture de Laâyoune.
Hamid Chabar : wali de la région de Oued Eddahab-Lagouira, gouverneur de la préfecture de Oued Eddahab.
Mohamed Faouzi : wali de la région de Meknès-Tafilalet, gouverneur de la préfecture de Meknès.
Hassan Ben M'barek : gouverneur, directeur des walis à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
M'Hamed Lemtouni : gouverneur attaché à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Alami Zbadi : gouverneur de la préfecture de Salé.
Mohamed Allouch : gouverneur de la province d'El Hajeb.
Abdelfettah Lebjioui : gouverneur de la province de Chichaoua.
Mohamed Arif : gouverneur de la préfecture des arrondissements d'El Fida-Mers Sultan.
Abdelghani Sabbar : gouverneur de la province de Taza.
Mohamed Assila : gouverneur de la province de Chefchaouen.
M'hamed Heddan : gouverneur de la province de Taourirt.
Ali Biougnach : gouverneur de la province d'Azilal.
Aziz Dadas : gouverneur de la province de Mohammedia.
Mohamed El Hafi : gouverneur de la province de Nouaceur.
Abdesslam Bekrat : gouverneur de la province de Ouarzazate.
Mohamed Sabri : gouverneur de la province de Khouribga.
Abdesslam Zouggar : gouverneur de la province de Sefrou.
Driss Benaddou : gouverneur de la province de Tiznit.
Khalid Safir : gouverneur des arrondissements de Casa-Anfa.
Lahcen Aghjdam : gouverneur de la province de Zagora.
Mohamed Najib Bencheikh : gouverneur de la province de Kalaâ des Sraghna.
Mustapha Aïda : gouverneur de la province de Jerada.
Mohamed Benribag : gouverneur de la province Fahs-Anjra.
Nabil Kharroubi : gouverneur de la province d'Essaouira.
Mohamed Salem Essebti : gouverneur de la province de Smara.
Brahim Abouzid : gouverneur de la province de Assa Zag.
Mohamed Dinia : gouverneur, directeur de l'eau et de l'assainissement à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Mohamed Kadiri : gouverneur, directeur des agences et des services concédés à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Mme Nadira El Guermai : gouverneur, coordinatrice de l'INDH à l'administration centrale du ministère de l'Intérieur.
Lors de cette audience qui s'est déroulée en présence du ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, les nouveaux gouverneurs ont prêté serment devant S.M. le Roi.

 

 

 

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Comença el judici per la Intifada d'Ifni

Manefistation LAS PALMAS



Photos Manifestation 01-03-2009 sidi ifni

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